
Etant donné que les personnes atteintes de TSA présentent des troubles complexes et développent souvent des comportements extrêmes, un grand nombre d’entre elles sont, à l’adolescence ou à l’âge adulte, refoulées dans leurs familles qui se retrouvent en situation d’épuisement ; d’autres sont placées en institutions où elles passeront une grande partie de leur vie. A cet égard, il est absolument primordial de développer des politiques et provisions qui tiennent compte à la fois de l’approche ordinaire du handicap et des spécificités de l’autisme afin de garantir l’égalité des chances. Des actions spécifiques doivent être mises en place pour aider les personnes autistes à développer leur potentiel, à émettre des choix et à gérer leur quotidien tout au long de leur vie.
Dans les structures d’isolement, il arrive que les seuls services susceptibles de prendre en charge les personnes autistes négligent leurs droits et besoins individuels ou adoptent des pratiques inacceptables. Les personnes autistes ne sont malheureusement pas les seules à subir de mauvais traitements en institutions. Cependant, elles rencontrent un risque plus élevé étant donné leurs difficultés voire leur incapacité à dire ce qui s’est passé et à exprimer leurs ressentis. Les personnes présentant des troubles sévères de communication et d’apprentissage sont systématiquement placées en institution, dans de vastes services résidentiels, après le décès de leurs parents.





