
Les personnes présentant des Troubles du Spectre Autistique, de même que les autres personnes en situation de handicap, ont des droits fondamentaux, garantis par la législation internationale et européenne. Autisme-Europe a pour objectif de sensibiliser le public à ces divers instruments. De même, Autisme-Europe œuvre pour la pleine reconnaissance des droits et des libertés fondamentales des personnes autistes, au niveau national et européen, et pour leur intégration dans la société en tant que citoyens participatifs.
Les droits humains des personnes autistes sont quotidiennement bafoués. En fait, le droit à la non-discrimination dans le domaine des droits humains fondamentaux est bafoué à chaque fois qu’une personne dont la situation diffère significativement des autres ne bénificie pas d’un traitement différencié en raison de son handicap. En dépit de la diversité et de la complexité de leurs besoins, les personnes atteintes de TSA ne devraient pas être considérées ni traitées comme des personnes incapables d’atteindre des objectifs tels que l’autonomie, l’autodétermination et la dignité mais bien comme des êtres humains au potentiel unique et illimité.
Une ancienne perspective, erronée, consiste à se focaliser sur le handicap, à considérer les personnes handicapées comme des objets d’assistance et se limite à leur fournir des structures conçues pour leur type de handicap. Autisme-Europe encourage le déplacement des valeurs d’un modèle traditionnel médicalisé vers un modèle « social », basé sur le droit qui considère les personnes handicapées comme des sujets actifs ayant des droits et non des objets d’assistance passifs.
Cela signifie qu’AE considère que les personnes atteintes de TSA ne sont pas désavantagées en raison de leur handicap mais qu’elles sont victimes de discrimination, d’exclusion et se retrouvent dans une situation de dépendance tout au long de leur vie parce que la société ne parvient pas à répondre à leurs besoins, à renverser les barrières de préjugés ni à contrecarrer l’injustice à laquelle ces personnes sont confrontées tout au long de leur vie.
En d’autres termes, cela signifie que la société n’est pas parvenue à mettre en place des actions positives en faveur des personnes atteintes de TSA pour qu’elles puissent accéder à des structures et services adéquats leur garantissant une éducation tout au long de la vie, précoce et efficace, des formations professionnelles, des programmes de santé et d’adaptation. En raison du manque de structures et de services adaptés, les personnes atteintes de TSA n’ont pas accès à un travail ordinaire, ni à des activité ordinaires de loisir, de sport ou culturelles.









